On
estime que 10 à 15% des couples restent involontairement
stériles. Dans 40% des cas la stérilité ou
I'hypofertilité de I'homme est en cause. Dans I'état
actuel des connaissances et des possibilités de soins, cette
stérilité masculine reste incurable dans un petit
nombre de cas.
L'I.A.D.
représente alors une solution alternative.
Certains
couples préferent I'adoption ou choisissent de ne pas avoir
d'enfant. D'autres ne résistent pas aux difficultés
rencontrées (séparation). Dans certaines sociétés,
cultures ou mentalités, la femme a des rapports sexuels
avec un autre homme (ex. Afrique).
En
Belgique, il y aurait entre 500 et 1.000 demandes d'I.A.D. par
an. Les chiffres français, plus précis que les nôtres
(1), sont de 3.000 demandes par année. Ces chiffres vont
en diminuant vu les progres de la fécondation in vitro.
Les
causes de stérilité et d'hypofertilité masculines
sont les suivantes :
Parfois,
On a recours à I'I.A.D. pour remédier à des
problèmes génétiques, immunologiques (ex.:
problème rhésus); sexologiques (rapports sexuels
impossibles) ou infectieux (séropositivité pour Ie
SIDA).
Des
femmes célibataires ou homosexuelles effectuent parfois
une demande d'I.A.D.
Les
couples concernés par I'I.A.D. sont des couples désireux de
fonder une familIe et d'avoir un ou des enfants.
Le
plus simple est sans doute de leur laisser la parole :
Mr
A : "C'est un enfant à nous deux depuis
la conception. Avec I'adoption, il faut attendre longtemps et
on ne connait rien des origines de I'enfant".
Mme
B : "Mon mari est originaire d'un petit village
où la mentalïté est tres traditionnelle et
ou I'homme transmet Ie nom, I'héritage,... Pour mettre
les families à égalité, on ne dira rien;
avec I'I.A.D. il est possible de garder Ie secret".
Mme
C : "Je voulais adapter pour être à égalité avec
mon mari. Mais lui, il se sentait moins concerné par I'adoption.
L'I.A.D. c'est la meilleure solution : c'est un enfant de moi,
c'est un enfant a nous".
Mme
D : "On voulait un enfant assez rapidement, vu
notre âge. Ce sera un enfant de nous deux".
Mme
E : "L'I.A.D. est apparue comme la meilleure solution
car elle nous a permis de vivre I'expérience de la grossesse
et de la naissance. j'ai subi une césarienne; pendant
que j'étais encore sous les effets de I'anesthésie,
mon mari a eu un contact privilégié avec notre
enfant".
Mr
F : "Pour moi, c'est important d'être là aux
consultations qui, en apparence, concernent ma femme. Ce projet
d'enfant est Ie nótre".
Mme
G : "Cet enfant-Ià n'existe que parce que
nous I'avons désiré mon mari (stérile) et
moi-même, c'est comme une adoption mais très précoce".
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